mercredi 05 novembre 2008 à 09:24 Par jankari rachid
J’ai assisté pour la première fois à une soirée électorale américaine à Casa. La partie officielle était dans un palace à Casa. Par contre, une autre ambiance règne dans le resto Ricks Cafe (qui est d’ailleurs supporter d’Obama).
En discutant avec plusieurs américains, dont les yeux étaient rivés sur CNN et les sites web des candidats, je me suis rappelé mes cours de droit, et plus particulièrement les notes de lecture de Tocqueville sur la démocratie et le rêve américain « de la démocratie américaine » .
J’ai eu un sentiment de malaise et de jalousie. Et pour cause, dans les pays arabes, y compris le Maroc, l’accès au pouvoir est héréditaire. C’est un indicateur sur le degré de notre retard politique.
D’ailleurs, je n’ai jamais voté à une élection dans mon pays, parce que j’avais et je continue d’avoir la conviction, que tout le processus du choix n’est qu’une chimère dans un régime marqué par une prédominance de la monarchie sur les rouages du pouvoir.
Ce n’est pas un discours alarmiste. Mais, c’est la réalité. Un modèle de pouvoir basé sur une légitimité héréditaire intègre dans ses genèses l’archaïsme et l’arbitraire quelque soit les bonnes intentions.
En tout cas, Mabrouk pour les américains, et à Obama. Au moins, le peuple a le droit de choisir et de punir ses dirigeants.
En attendant, le rêve « .ma » pour un monde de gouvernance meilleur continue….
samedi 01 novembre 2008 à 22:23 Par jankari rachid
Aucun doute. Une nouvelle rupture qui marque un tournant dans le processus de régression du respect des libertés et de la liberté de la presse au Maroc.
La condamnation, en appel, du quotidien Al Massae à payer des dommages intérêts de six millions de DH (soit 545.000 euros/ 800.000 dollars) est la preuve que le pays consolide son processus de retour en arrière en matière des libertés publiques.
Ceux qui s’agitent pour défendre la nouvelle ère doit se rendre à l’évidence. Le Maroc de Mohammed VI n’est pas aussi mieux, ni meilleur que la Tunisie de Ben Ali ou l’Egypte de Moubarak.
Pour en savoir plus : les détails sur le site de RSF
voir aussi le reportage sur l’affaire lors du premier jugement en première instance
Une nouvelle preuve de l’émergence du journalisme citoyen au Maroc. La couverture citoyenne des intempéries qui ont frappé le Maroc, et plus particulièrement la ville de Tanger.
La zone industrielle
Avec une recherche par mot clé, vous pouvez consulter d’autres vidéos.
En attendant, la TVM et 2M avaient pour actualité cette semaine “le premier festival du cheval”. Merci Youtube
mercredi 10 septembre 2008 à 11:00 Par jankari rachid
Expéditive, la condamnation, le 8 septembre, du blogueur Erraji par la justice marocaine marque un tournant dans l’atteinte aux libertés numériques et Internet au Maroc.
C’est une décision qui consacre un principe unique en son genre : “la sacralité territoriale du Roi” sur la toile d’araignée.
Après l’affaire Mourtada sur Facebook, l’affaire Erraji est un deuxième élément du puzzle qui prouve que l’espace de la liberté d’expression sur internet est entrain de rétrécir comme une peau de chagrin.
D’ailleurs, cette nouvelle décision marque une transposition de la sacralité du Roi du papier au Web. Certes, les autorités publiques peuvent poursuivre des internautes pour lèse-majesté à travers tout le territoire marocain. Mais, ont-elle seulement conscience que, territoriale, la sacralisation du Roi est limitée au territoire marocain. Car, la justice marocaine ne peut empêcher, encore moins contrôler, ce que plus d’un milliard d’internautes au-delà des frontières marocaines peuvent exprimer / produire librement à l’égard du Roi, de sa personne ou de ses actions.
Pis encore, avec cette décision met en péril les millions de DH investis par le Maroc pour faire des TIC un levier de croissance. Emergence, Casanearshore, Technopolis, Technopark de Casablanca, autant de défis relevé par le Royaume qui parie le développement d’une société de l’information pour booster son PIB. L’’affaire Mourtada, Errajji, la censure de Google Earth, de Youtube, de certains sites d’islamistes, sont, pour les investisseurs dans ce secteur, autant de preuves palpables que le Maroc est un bon pays d’investissement dans les technologies de l’information, mais à haut risque.
Avec ces affaires, le périmètre du sacré et de l’interdit s’avère tellement aléatoire et discrétionnaire.
Enfin, l’affaire Erraji, est sans appel, la preuve que le Maroc est vraiment un pays ennemi de l’Internet. Les mois à venir ne feront que confirmer cette fâcheuse tendance vu la multiplication des atteintes aux libertés numériques, encore dans notre pays.
Merci google pour son navigateur Chrome, lancé le jour même de début de poursuite du blogueur agadiri. Si les pays investissent dans la création de la richesse et de la valeur, le Maroc a le mérite de consolider un enracinement sécuritaire et autoritaire digne d’ennemis de l’internet qui comptent une majorité de pays arabes.
Au-delà de la lamentation et la dénonciation, l’affaire Erraji, est sans conteste une bonne occasion pour les citoyens-internautes de retrousser les manches et de militer pour plus de respect et de protection des libertés numériques.
L’analphabétisme numérique de nos responsables, pour ne pas parler d’ « handicap » numérique, donne matière à militer et à persévérer. L’internet est notre oxygène. La génération internet, née avec l’accès du Maroc à internet en novembre 1995, ne peut certainement pas abdiquer son droit à la liberté y compris sur la toile.
mardi 09 septembre 2008 à 13:03 Par jankari rachid
Reporters sans frontières dénonce la condamnation du blogueur Mohamed Erraji à deux ans de prison et 5 000 dirhams d’amende (430 euros), le 8 septembre 2008, pour avoir publié un article critiquant le roi. Il est détenu à la prison d’Inzegane près d’Agadir. Sa famille a décidé de faire appel.
“Cette décision est injuste. Mohamed Erraji a été victime d’un procès expéditif dans lequel il n’a même pas pu se défendre faute de temps pour trouver un avocat. Il est le premier blogueur marocain poursuivi et condamné en raison d’articles publiés sur Internet. Nous condamnons cette décision, digne des Etats les plus totalitaires, et demandons la libération de Mohamed Erraji“, a déclaré l’organisation.
Mohamed Erraji, 32 ans, avait été interpellé le 4 septembre suite à la publication sur le site hespress.com d’un article intitulé “Le roi encourage le peuple à l’assistanat“ critiquant la politique sociale de Mohammed VI (http://hespress.com/article-erraji.html). Il a été arrêté et condamné le 8 septembre pour “manquement au respect dû au roi“ en vertu de l’article 41 du code marocain de la presse.
Sur son blog intitulé “Le monde de Mohamed Erraji“ (http://almassae.maktoobblog.com/) qu’il a ouvert en mars 2007, Mohamed Erraji traite de sujets politiques et sociaux. Par ailleurs, il collabore régulièrement avec le site hespress.com dont il est le correspondant à Agadir.
Mohamed Erraji n’est membre d’aucune organisation politique et n’a jamais pris part à des manifestations. Il a toujours publié ses articles sous son vrai nom, sans utiliser de pseudonyme.
“Alors que la blogosphère marocaine est reconnue pour son dynamisme, cette décision est un grand pas en arrière pour le royaume. Après l’internaute Fouad Mourtada, condamné pour avoir créé un faux profil sur Facebook, c’est aujourd’hui Mohamed Erraji qui sert d’exemple aux autorités pour dissuader les blogueurs de critiquer le roi sur la Toile. C’est scandaleux“, a conclu Reporters sans frontières.
lundi 08 septembre 2008 à 17:48 Par jankari rachid
Désolé pour cette absence. La reprise était trop chargée notamment à cause de la nouvelle version de mon e-mag : www.maroc-it.ma et mon voyage intéressant au Liban.
Le cadeau de la justice marocaine pour le mois de Ramadan est la décision d’emprisonnement d’un internaute pour la simple raison qu’il a publié un article sur le Roi.
mercredi 23 juillet 2008 à 11:03 Par jankari rachid
Un autre échantillon de la barbarie des soldats israéliens.
L’incident a eu lieu le 7 Juillet à proximité du village de Nil’in qui a été ces dernières semaines le théâtre de manifestations presque quotidiennes contre la construction du Mur de «Sécurité» (ndt : d’Apartheid) à proximité.
Chaque fois que je voyage dans un pays, je me rends compte à quel point le Maroc, mon pays, est en retard dans l’offre de transport urbain.
Je suis de plus en plus convaincu que mon pays doit mettre à niveau son offre de transport urbain et plus particulièrement les taxis (rouge et blanc).
Le Makhazen doit mettre un terme à l’anarchie causée par le principe de Lagrima « l’agrément ». Il faut encourager l’émergence d’un secteur privé autonome et entrepreneuriale pour l’offre de transport.
A défaut, je trouve que le Smig de l’accueil des touristes, mais aussi les citoyens, n’est encore disponible dans le plus beau pays au monde (j’y crois :-), il faut juste plus de justice, de solidarité et des libertés)