L’équation Maroc = un pas en avant + trois pas en arrière

samedi 01 novembre 2008 à 22:23 Par jankari rachid

Aucun doute. Une nouvelle rupture qui marque un tournant dans le processus de régression du respect des libertés et de la liberté de la presse au Maroc.
La condamnation, en appel, du quotidien Al Massae à payer des dommages intérêts de six millions de DH (soit 545.000 euros/ 800.000 dollars) est la preuve que le pays consolide son processus de retour en arrière en matière des libertés publiques.
Ceux qui s’agitent pour défendre la nouvelle ère doit se rendre à l’évidence. Le Maroc de Mohammed VI n’est pas aussi mieux, ni meilleur que la Tunisie de Ben Ali ou l’Egypte de Moubarak.

Pour en savoir plus : les détails sur le site de RSF

voir aussi le reportage sur l’affaire lors du premier jugement en première instance

Posté dans Coup de gueule |


9 Responses

  1. Emomo

    J’avoue que Nini lui même a commis des erreurs et joue beaucoup sur le sensationnalisme. Cependant, je vois que c’est trop exagérée la somme demandée. On dirait que le juge a vécu en France où des magazines ont payé des amendes équivalentes à celle réclamée.
    Je vois qu’après l’euphorie, on passe au stade “gueule de bois” et retour à la réalité.

  2. hmida

    Simple question de bon sens : AL MASAE peut-il diffamer n’importe qui?

    Quand on diffame, il faut être prêt à assumer!

    Défendre Al Masae dans le cas d’espèce, c’est dénier à 4 citoyens - même s’ils sont des substituts du procureur, ce qui n’est ni un crime, ni une honte - le droit de défendre leur honneur.

    Considérer que les dommages et intérêts sont élévés est un autre problème! Mais l’honneur d’un homme a-t-ilun prix?

  3. politis

    Suppons que ce quotidien ait publié une photo datée de l’un de ces magistrats dans une situation telle qu’aucun doute ne soit possible sur ses activités “homosexuelles”. Aucun recours en diffamation n’aurait été possible, juste éventuellement un recours pour atteinte à la vie privée ou à l’image ….Ce qui est beaucoup moins grave!

    Al masae s’en serait tiré à bon compte! Mais jeter en pature 4 magistrats dans une ville en état d’insurrection, non …Trop c’est trop..

    Al Masae n’est pas un “journal de droit divin”!

    Alors, de grâce, arrêtons de défendre l’indéfendable au nom de principes que certains sont les premiers à violer!

  4. jankari rachid

    Je pense que ce qui est révoltant dans cette affaire c’est la somme exorbitante de dédommagement.

    Il faut pas se leurrer, le maroc régresse en matière des libertés.
    Le dérapage des journaux, n’est pas une raison de les étouffer.

  5. Someone

    Si ce n’est pas la somme exorbitante qui est révoltant? qu’est-ce qui l’est alors a ssi Rachid?

    Moi je me pose une question: Qui est ce Monsieur Ninni? Est t il un envoyé de Dieu, et qui a pour mission de dénoncer les mécréants? ou bien est-t il Dieu tout simplement?

    Moi je “pense” qu’on fait des pas plutot en avant, faite une comparaison: Il n’a pas écopé d’une peine privative de liberté, a l’instar de certains copains journalistes, comme vous le savez, mais seulement d’une amende… C’est déja bien, on progresse en matière de liberté de la presse..

    Si ces procureurs ont des “orientations sexuelles différentes”, cela ne regarde ni Mr. Ninni, ni les concitoyens pour lesquels il assure la fonction de journaliste.

  6. Someone

    … et si vous êtes des musulmans croyants, vous saurez que c’est a Dieu de punir les mécréants, et non pas Mr Ninni.

  7. politis

    @ someone et @ Emomo

    Al Masae n’est pas sous le coup d’une AMENDE qui irait dans les caisses de l’état mais de DOMMAGES ET INTERETS réclamés par des personnes diffamées et mises en danger de lynchage une ville en ébulition!

    Grande différence, très grande différence!

    Cela n’a rien à voir avec la liberté de la presse mais avec la responsabilité de la presse. Il ne faut pas mélanger les choses!

  8. jankari rachid

    @politis : votre réaction est bizarre. la responsabilité exige de payer des dommages et intérêts à six millions de DH.
    même en cas d’homocide volontaire, les juges ne demandent pas une telle somme. Il faut se rendre à l’évidence. C’est un procès politique et non pas juridique.

  9. RDB

    ça m’affecte moi aussi de voir une telle sanction envers un journal ou plutôt envers un journaliste.
    La diffamation est un crime répressible, mais 600 millions est aussi une exagération très surdimensionnée car elle ne fera qu’aguerrir le sentiment de la hogra…

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jeudi 02 septembre 2010

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